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Tome XXV-2 - Inventer les anges de l’Antiquité à Byzance

Travaux et mémoires 25/2

DescriptionEnglishTables des matièresAvant-propos

Le présent volume s’inscrit dans le paysage aux contours depuis longtemps bien dessinés et, d’aucuns diront, aux sentiers très fréquentés de l’angélologie. Les anges sont inépuisables ; aussi n’avons-nous pas cherché à produire une « somme théologique » à leur propos. Notre but est de proposer un parcours, tout au long de ces siècles qui mènent de l’Antiquité à Byzance, afin de capter, au moment où la figure de l’ange émerge et s’affirme, les multiples facettes qui contribueront à fixer son identité. L’idée de l’ange est tout sauf univoque. Sa représentation également. En complément du duo associant « conception » et « représentation », il nous a semblé intéressant de mettre l’accent sur un troisième terme : la « perception ». L’approche du phénomène angélique ne saurait en effet s’en tenir au rationnel, tel que le revendique l’exégèse de la pensée ou de l’image. D’autres voies cognitives plus souples, plus imaginatives, s’ouvrent grâce à l’attention portée à une réalité riche de nuances et de significations. C’est bien d’une invention au sens plein du terme dont il s’agit. L’ange ne peut s’expliquer sur le seul mode du syncrétisme. Il ne suffit pas de retracer, dans les textes, les monuments et l’iconographie, les modalités selon lesquelles les anges bibliques – vétéro- et néotestamentaires –, au contact de leurs homologues issus de la culture gréco-romaine et des autres civilisations du pourtour méditerranéen, se seraient pour ainsi dire fondus en eux, produisant une sorte de créature kaléidoscopique, daimôn aux ailes teintées de judaïsme, de gnose et de manichéisme, féru de néoplatonisme, ou, cédant à des tentations exotiques, allant jusqu’à s’aventurer du côté du mazdéisme et plus loin encore. L’ange chrétien est hybride ; mais il acquiert une personnalité unique, dont la force se mesure à l’aune de sa postérité.

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