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Tome XXIII-1 - Mélanges Bernard Flusin

Travaux et mémoires 23/1

DescriptionEnglishTables des matièresAvant-propos

Depuis son Miracle et histoire dans l’œuvre de Cyrille de Scythopolis de 1983, Bernard Flusin est devenu paisiblement un auteur incontournable dans le petit monde de l’hagiographie et de l’histoire religieuse de Byzance, et bien au-delà, en contribuant au renouvellement de la discipline dont H. Delehaye avait posé les fondements voici un siècle. Ce n’est pas en un jour qu’on en arrive là, et plus d’une centaine de publications sur des sujets éminemment variés sur presque quarante ans l’expliquent à l’envi. Approche littéraire, étude des manuscrits, étude des transmissions textuelles, histoire des objets comme les reliques et les icônes autant que des thèmes littéraires et des convictions religieuses, c’est en effet toute la chaîne des possibilités d’études des sources que B. Flusin a su exploiter, et son début de carrière à l’Institut de recherche et d’histoire des textes a achevé de le convertir à une approche des textes par les détails de leur transmission dans les manuscrits et de leur circulation dans les traditions de l’Orient chrétien, en particulier géorgienne et syriaque, toujours riche de sens pour qui sait les scruter. Progressivement, le focus initial sur le monachisme et l’hagiographie de la Palestine tardo-antique s’est élargi vers l’époque mésobyzantine et à tout l’empire, avec même une incursion jusqu’en 1453 avec Doukas, couvrant ainsi tout le millénaire byzantin ; peu à peu, c’est une perspective proprement impériale et constantinopolitaine qui se dégage, embrassant le Synaxaire et le Typikon de la Grande Église. Elle trouve son aboutissement logique dans l’imminente publication du De cerimoniis, qu’il lui revenait de mener à son terme, tâche géante qui avait jusqu’ici découragé les byzantinistes au point de s’en remettre pour l’essentiel à l’édition reiske du xviii e siècle et aux commentaires de Bury au début du XXe. De la Grande Laure de Sabas et d’anastase le Perse à la Constantinople de Constantin VII Porphyrogénète, la route est longue, mais fructueuse – l’un de ses derniers articles sur les histoires édifiantes liées à la constantinople de Constantin VII résume bien cette généalogie qui relie l’histoire édifiante de la haute époque à ses avatars proprement médiévaux trop rares, mais précieux, dans un jeu constant entre le même et l’autre qui résume le rapport complexe de Byzance à son propre passé. c’est naturellement aussi que B. Flusin fut convié à rédiger sur l’histoire religieuse de Byzance des synthèses qui restent des références, dans l’ Histoire du christianisme et la Nouvelle clio.

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